Samedi, décembre 11, 2021

La puissance du temps de silence

Je me suis intégrée à la famille d’Initiatives et Changement (I&C) il y a deux ans. J’y ai vu, à l’échelle mondiale, le dévouement de nombreuses personnes qui travaillent sans se lasser auprès d’I&C depuis beaucoup d’années et sont toujours aussi engagées envers le bien de l’humanité. Je me suis demandé pourquoi je n’avais pas entendu parler de ce mouvement plus tôt. Malgré tout, je suis heureuse de l’avoir découvert à cette étapeci de ma vie (j’ai 78 ans!) et de pouvoir en faire partie. J’éprouve beaucoup de reconnaissance envers celles et ceux qui me l’ont fait connaître, ainsi qu’envers celles et ceux qui m’ont accueillie dans cette grande famille.

Tandis que je travaillais à mon doctorat en théologie avec spécialisation en pardon, mon directeur de thèse m’a parlé de la philosophie, de la vision et de la mission d’I&C, et m’a encouragée à trouver auprès de cet organisme des idées et des ressources. Je n’ai pas immédiatement donné suite à sa suggestion, mais j’ai cherché à en savoir davantage une fois ma thèse rédigée. Je suis tombée sur un précieux trésor. Parmi les sujets qui m’ont attirée à I&C, il y avait la pratique du temps de silence ainsi que la transformation qui en découle. Le livret « The Sound of Silence: How to Find Inspiration in the Age of Information » ('Silence on Ecoute’) de Michael Smith, un Britannique, m’a ouvert les yeux sur cette pratique. Le message de ce livre était clair, compréhensible, méditatif et inspirant. Je l’ai souvent relu et, chaque fois, j’y ai découvert quelque chose de plus. J’en recommande chaudement la lecture à toutes celles et à tous ceux qui ne s’adonnent pas encore au temps de silence.                               

Au cours de mon cheminement auprès d’I&C, j’ai aussi lu : « BEYOND WALLS: Through Initiatives of Change » de Suresh Khatri. Celuici a constaté la transformation qui s’est produite chez celles et ceux qui en avaient appris au sujet du temps de silence au centre d’I&C situé à Panchgani, en Inde, et a documenté ces changements remarquables. Au cours d’un congrès s’échelonnant sur un weekend, des gens de toutes croyances vivent un changement de cœur et apprennent à respecter l’autre au moyen de cette pratique. Chaque histoire m’a rappelé une erreur de mon passé, que je n’avais ni remarquée ni confessée. Par rapport à ce livre, Rajmohan Gandhi a écrit ceci : « Les lecteurs y verront que l’on peut guérir de ses blessures, et que les démarches entreprises en vue de la justice et de la réconciliation sont satisfaisantes et souvent récompensées. »

Tout récemment, j’ai participé à une rencontre sur Zoom intitulée : « The Living History Across Generations ». Jayashree Rao y parlait de sa vie et de son travail pour I&C au Grampari Rural and Ecology Centre, au Asia Plateau situé à Panchgani, dans l’État du Maharashtra, en Inde. Elle a mis l’accent sur les changements s’étant opérés chez les femmes et les hommes qui pratiquaient un temps de silence dans divers villages. Cette approche a été couronnée d’un tel succès qu’on l’y a intégrée à la vie quotidienne et qu’elle a produit bien des miracles. Leurs histoires de transformation donnent beaucoup de poids au temps de silence. J’ai encouragé mes proches et mes amis à l’adopter à la suite de cette lecture. Nul besoin de partir à la recherche du changement souhaité; il commence par soi et par l’adoption du « temps de silence ».

Je termine mon article en citant le nouveau préambule de la constitution d’I&C, adopté lors de l’Assemblée mondiale du 23 juillet 2011 :

Commencer par soi : un examen honnête de ses motifs et de ses comportements mène souvent à une transformation personnelle.

Mangalam Lena

Toronto, Ontario